Le dressage du chien d'arrêt

Le dressage du chien d'arrêt

Mon chien manque de rappel :

Rappeler son chien en vain est fort désagréable, y compris pour les autres, qui subissent les sifflets et les cris intempestifs, dérangeant tout autant le gibier que leurs chiens.

Le rappel est le premier service d'un "bon" chien, un lien solide avec son maître, quand il atteint les limites de son territoire ou la bordures de réserve ou, plus simplement, quand la traque se termine.

Les chiens n'acceptent pas de revenir quand on les somme sont rarement à blâmer. La faute en revient souvent au conducteur.

Le rappel se forge très tôt. Il n'est pas de chiot qui refuse l'invitation aux caresses et aux friandises. L'ordre doit être donné avec parcimonie, pas exclusivement pour la mise en laisse: le jeune prendrait vite le sifflet comme fin de récréation et s'en détournerait.

N'importunez pas votre chien par des rappels trop fréquents, ou en le rossant après quelques désobéissances. Le souvenir de la correction l'amènerait ensuite à tenir prudemment ses distances.

En s'aidant d'un cordeau de calme et de patience, plus que quelques bons morceaux, on peut renverser la tendance. Si les leçons restent infructueuses, laissez courir le chien, feignez le désintéressement et asseyez-vous. Intrigué, il viendra tôt ou tard vous rejoindre. Ne tentez pas de le reprendre. Laissez-le plutôt vous sentir. Aux premières caresses qu'il accepte, sifflez comme au rappel et reprenez la marche En gagnant son estime, les refus de retour s'estomperont

C'est la confiance mutuelle qui fait le chien réceptif  Usez donc de rappel, mais n'en abusez pas

Il va trop loin :

Pour satisfaire le chasseur, le chien d'arrêt doit quêter et étendre ses investigations dans une juste mesure Mais comment définir les limites d'une quête raisonnable en tenant compte des disparités des hommes et des chiens?

On dissocie deux types de chiens: les britanniques et les continentaux. Les premiers ( pointer, setter) sont dits de grande quête: ils poussent leur recherche plus loin que les seconds ( braques, épagneuls, griffon), chassant plus volontiers sous le fusil. Tous peuvent être excellent mais ne répondent pas aux même critères de travail. Dire d'un setter qu'il va trop loin lorsqu'il court à cent mètres est un non - sens, puisque c'est justement sa fonction. Il convient de bien choisir son compagnon en tenant compte de sa race et de ses dispositions naturelles.

Certains, il est vrai, s’écartent , plus qu'il ne faut. Ils sont gênants sur les territoires exigus, dans les bois denses, lorsqu'on entend plus leurs sonnailles et en groupe, quand ils passent allègrement devant les voisins. Sans compter que parfois, grisés par les grands espaces, ils peuvent vous laisser sans nouvelles pendant de cruelles heures.

Beaucoup craignent qu'en allant trop loin, leur chien lève le gibier hors de portée. S'il est ferme d'arrêt, c'est en avoir une piètre opinion car, en bonne condition ( vent de face , terrain convenable, etc.....) , il saura attendre patiemment l 'arrivée du tireur.

Mais si il est trop entreprenant, ne le suivez plus, en souhaitant qu'il s'interroge et revienne à bonne distance. A l’occasion, cachez- vous derrière un arbre ou dans un fossé. Livré à lui - même, il y a de forte chance qu'il vous recherche. Ne l'appelé pas. Quand enfin il vous retrouve, flattez- le. Il réduira ses lacets par la suite et vérifiera votre position, de peur de vous perdre encore. C'est une bonne solution pour rétablir connivence et contact.

Il manque de nez :

Dans la majorité de cas, les chiens d'arrêt détiennent de bonnes dispositions olfactives. Mais même dans les meilleurs lignées, il arrive qu'une tare se glisse. Quand en l’occurrence, qu'il s'agit du manque de nez, l'affaire est délicate car rien ni personne peut y remédier. Le vice est rédhibitoire, mais s'en apercevoir occupe au moins une saison - temps amplement suffisant au maître pour s'attacher à son chien et effacer toute objectivité. Ce n'est pas toujours facile de se rendre à l’évidence mais quand, le chien se "tape" la plupart du temps à bon vent - c'est-à-dire qu"il lève le gibier malgré lui sans l'avoir annoncé au préalable -, on doit s'interroger. Bien sûr, il arrive que les meilleurs aient quelques lacunes passagères suite aux déclavations du terrain, aux conditions atmosphériques, où à d'autres facteurs indécelables pour nous, mais suffisant à effacer les subtiles émanations. Celui qui manque vraiment de nez se "tape" pratiquement en toutes circonstances et quand, par hasard il parvient à bloquer, il n'est qu'à quelques centimètres du gibiers. C'est celui là qu'il faut réformer. Puisqu'on ne peut guérir le mal, tentons au moins de le prévenir en choisissant au mieux son futur compagnon. Le sens de l'olfaction se développe au rythme de la croissance. Dès le sevrage, il est possible d'en remarquer les signes prometteurs. Dans une portée, quelques-uns sont plus aptes à retrouver la balle lancée au fond du jardin où à lever la truffe vers les passereaux cachés derrière la haie. C'est ceux-là qu'il faut sélectionner.

Plus tard à l'âge de raison, on pourra déposer une caille entravé à faible hauteur d'un arbuste. Si le chien, encore, indécis, se lève sur ses postérieurs ou semble plus excité que de coutume, l'avenir s'annonce bien. Vous pourrez l'emmener à la chasse et lui offrir le maximum occasions, car le nez se cultive et s' accroît au fil de l'expérience.

Si vous êtes le malchanceux ayant tiré le mauvais numéro, trouvez lui un autre foyer, chez des non-chasseurs qui développeront le sens inné propre à son espèce: la fidélité.

Il n'arrête pas :

Le comble du chien d'arrêt est de ne pas arrêter. La plaisanterie pourrait amuser si elle n'était pas trop souvent à l'ordre du jour des réunions de chasse.

Malgré leurs titres, beaucoup de chiens d'arrêt "bourrent" joyeusement sans faire aucun cas de leur appellation. L'actuel chien d'arrêt porte des siècles de sélection le différenciant de ses cousins ( courants, broussailleurs et retriever...). L'homme a su exploiter l'instant primitif du prédateur, qui localise sa proie avant de se tendre pour l'attaque, et le conduire jusqu'à l'abnégation du bon final.

L'atavisme fait parfois bien les choses. Quelques uns bloquent naturellement mais beaucoup, après une courte pause, tentent la prise. Quant à ceux qui s'enflamment sans retenue à la moindre émanation, ils sont garants de la bredouille et une plaie pour tous.

La jeunesse peut expliquer le défaut. On découragera sa fougue en s'abstenant de tirer un gibier non bloqué. C'est le sacrifice à l'origine des arrêts fermes qui font la fierté du maître.

En conditionnant très tôt le réflexe, on obtient les meilleurs résultats.

Avec un pupille, la leçon est simple. On manie devant lui une canne à pêche ajustée d'une plume ou d'un chiffon. Dès qu'il veut s'en emparer, on éloigne le leur. Après d’infructueux essais, résigné à perdre au jeu, il fixera la toile et s'en approchera lentement à la manière d'un chat.

On compliquera l'exercice avec le chien en longe devant un pigeon "désailé". S'il tire ou aboie, on l'apaisera avec des mots doux en attendant l'arrêt.

Quand enfin le novice accepte son sort, on l'éprouvera sur le terrain en fuyant autant que possible les faisans lâchés qui répugnent parfois à s'envoler. Un seul attrapé met fin à la noble retenue. Attaquez-vous plutôt aux perdreaux d'ouverture.

Et si l'un tombe devant votre chien bloqué, soyez en fier, c'est plus qu'un simple fricot.

Les faux arrêts :

Aussi ennuyeux qu'un chien qui "bourre", celui qui fait des " faux arrêts", pêche par excès de zèle. Il bloque les courants d'air. Il est impossible de lui accorder sa confiance. Nous savons tous combien l'arrêt est source d'émotions forte: Est - ce une bécasse? Va- t -elle s'échapper dans la trouée ou derrière le gaulis? ". On serre son arme, on vérifie le cran de sûreté, on s'approche encore. Mais rien ne vole, pas même un roitelé. Ce doit être la place chaude d'une bécasse. On harangue le chien, qui coule, reprend sa quête et se bloque, à nouveau. Cette fois c'est certain, elle est là, sous les fougères. On lance un bois mort devant le chien. Pas un bruissement d'ailes, pas l'ombre d'une fuite: c'est un faux - arrêt. (Attention! L'habitué du faux - arrêt n'est pas à confondre avec celui qualifié de "chaud" qui trouve la place vide et la marque prudemment sans trop s'y attarder.)

On s'explique mal l'origine du problème. Certains affirment qu'il est la conséquence d'une sélection trop axée sur l'aptitude à l'arrêt. D'autres pensent qui découlent d'un dérèglement psychique, comme si ces chiens associaient l'arrêt au départ du gibier plus qu'à l'émanation concrète. On peut réprimander systématiquement les arrêts sans suite mais jamais trop sévèrement. Car alors ses sujets généralement sensibles pourraient à l'inverse "blinquer" en refusant obstinément par la suite d'arrêter et même de chasser. On peut aussi compter sur le bon exemple d'un autre chien sûr et expérimenté ou,  en dernier recours, à travailler sur gibiers d'élevages entravés disposés à des places précises. On connaîtra ainsi parfaitement les véritables arrêts qui seront largement récompensés sans erreurs possibles.

Et si votre ami vous fait quelque fois la farce, pardonnez-lui. Il s'agit sans doute " d'arrêt mémoire" le ramenant au bon souvenir de précédents exploits, sur les lieux.

Il ne patronne pas :

Un chien patronne quand il marque l'arrêt sur un congénère déjà bloqué. Non qu'il reçoive l'émanation mais parce que la vision de l'autre immobile l'amène à l'imiter. Certains font preuve d'un patron naturel, lié peut être à l'esprit de meute qui régissait les prédateurs. Beaucoup n'en porte plus de trace et n'hésitent pas à " passer devant" . La débandade occasionné profitant immanquablement au gibier. Le travail d'un chien réduit au néant par l'indiscipline d'un autre n'est jamais réjouissant. Avec du temps et quelques accessoires, il est possible d'éviter le désagrément: une plaine ouverte et giboyeuse pour le décor, un autre chien connaissant son métier pour donner la réplique. Vous avez certainement dans votre entourage un tel chien dont le maître trouvera grand plaisir à vous aider.

L'élève en laisse, suivez votre aide à distance respectable. Laissez votre chien tirer à bout de longe: son désir de se joindre à la quête est d'excellente augure. La frustration occasionnée l'obligeant à observer son compagnon sans qu'il ne puisse concurrencer sa recherche.: Aussitôt qu'un arrêt se précise, conduisez-le prudemment sur les lieux sans s'approcher trop près pour éviter l'émanation direct. Montrez-lui que l'heure est grave. Au besoin, tirez sèchement sur la laisse pour obtenir l'arrêt. Faîte en sorte qu'il remarque parfaitement le départ du gibier. Un coup de fusil précis aura les meilleurs effets pour montrer qu'il est partie prenante dans l'opération. Une bonne mise en scène avec gibier artificiel peut aussi donner d'honnêtes résultats. Après quelques expériences de ce type, il ne restera plus qu'à inverser les rôles. Quand il admet qu'un chien puisse se bloquer derrière lui, le patron est acquis.

Deux ou trois chiens bloqués à patron: un moment précieux qui donne une autre dimension à la chasse.

Sagesse envol et feu :

La passion est la grande qualité du chien d'arrêt mais elle doit être canalisée et contrôlée à notre profit. La sagesse envol et feu vise à maîtriser l'instinct de poursuite. L'immobilité à l'envol permet au tireur de viser sans entrave la caille, la bécasse ou le perdreau rasant, en préservant la belle image du chien d'arrêt.

L'ébauche se fait au plus jeune âge en se gardant bien de "casser" la passion par trop d'autorité. L'initiation permet de poser les jalons d'un futur travail.Aucun sujet ne réagit de la même manière à l'enseignement. Laissons les plus sensible s'émanciper et développer leur ardeur à la chasse sans les contraindre à rester sages. Il sera toujours temps de réagir par la suite.

La passion, l'insensibilité au coup de feu, le down et l'arrêt ferme sont les quatre acquis indispensable avant d'entreprendre les premières leçons.

J'utilise un pigeon domestique. Facile à se procurer, il présente l'avantage de l'envoler bruyamment, créant un effet de surprise sur le chien. De plus, il part haut et reste visible longtemps dans les airs.

J'obtiens du chien qu'il bloque le pigeon emprisonné dans une "boite d'envol" (cage qui, par différents systèmes, permet la libération de l'oiseau au gré du dresseur). Puis je libère le volatile et, paradoxalement, j'autorise l'élève à courir sous l'aile afin qu'il accepte la défaite. Plusieurs vaines tentatives le décourageront. L'étape suivante consiste à maintenir le chien d'une main ferme dès l'envol en appuyant du "down" sa retenue. Le cas échéant, un cordeau de sécurité permettra de pallier toutes mauvaises intentions.

Pour la sagesse au feu, on opère sensiblement de même, en laissant le chien au down pendant plusieurs détonations. C'est plus tard à la chasse qu'on veillera aux bonnes applications des leçons.

Un mot encore sur le "sacro - saint" collier électrique: si, dans ce domaine, il peut être performant, il sera par contre désastreux dans des mains inexpérimentées.

Il poursuit le chevreuil :

Ce n'est pas le rôle du chien d'arrêt de poursuivre le chevreuil, mais peu s'en privent. De par son format, le brocard dégage d'importante effluves. Les dissuader d'un brin de poursuite impose la plus grande fermeté. Seule la crainte de la réprimande amènera le " contrevenant " à modérer ses pulsions. Dès les premières sorties, choisissez un bois riche en chevreuils pour mieux corriger la tentation. Si l'intérêt porté aux couches et aux régalis est flagrant, montrez votre désaccord en criant "laisse" ou " non". Un énergique coup de laisse sur la botte vous donnera du poids. S'il poursuit malgré tout, attendez son retour et raffermissez-lui, un ton au-dessus, la mémoire. Raccroché et conduit à la voiture manu militari, il associera vite le chevreuil et fin de chasse. S'il est aux ordres, un down non respecté vous donnera l'occasion de le corriger  en le remettant à terre sur la couche encore chaude. Vous pouvez aussi lui badigeonner la truffe avec des laisser-frais tout en pestant contre lui. Si le traitement ne suffit pas et qu'il continu ses frasques, un ami sachant manier le fouet lui caressera les côtes au " passage d'allée".

Mon chien d'arrêt ne rapporte pas :

Le rapport n'est pas la première fonction du chien d'arrêt mais nombreux sont les propriétaires qui l'exigent. Le rapport n'est cependant que la conclusion d'un arrêt ferme et d'une sage immobilité à l'envol et au feu. On n'éduquera donc au rapport qu'après avoir vérifié la bonne aptitude à l'arrêt.

Toutes les races canines détiennent, dans la majorité des cas, un rapport naturel directement issu des mœurs carnassières. A l'état naturel, les parents assurent la nourriture des jeunes en transportant leur proie. C'est cet instinct qu'il faut exploiter dès le sevrage. Avec une aile de faisan, par exemple, on attise la convoitise du chiot sans lui laisser prendre. Puis, avant qu'il ne se lasse, on lui abandonne. Après quelque mètre avec le leurre en gueule, il le pose et commence à le croquer. C'est précisément le moment pour lui reprendre. Adressez-vous à lui en lui prononçant "donne".

Ensuite, l'aile sera lancée sous l'ordre "apporte". Quand il s'en empare, mettez un genou à terre et tapez sur votre cuisse avec la main, comme pour l'inviter à vous rejoindre. Encore joueur, il tournera autour de vous, trop content de garder pour lui son jouet. Éloignez-vous, il vous suivra. Quand enfin, vous pouvez le déposséder, relancez l'apportable aussitôt. Il apprendra la règle du jeu: " Je rapporte pour qu'il relance". Quand il sera plus mature, en échangera simplement l'apportable comme une friandise. Si, plus tard à la chasse, il refuse tout de même de rapporter, rien n'est perdu. Mettez-lui gentiment le gibier dans la bouche. S'il le relâche, remettez-lui dans la bouche. S'il le relâche, remettez-lui autant de fois qu'il faudra pour qu'il se résigne.

Faites-le marcher à vos côtés avec sa prise et congratulez beaucoup. Il est en effet prouvé qu'un chien rapporte mieux par plaisir que par crainte des représailles. La méthode douce donne d'excellents résultats. Le rapport forcé, lui, nécessite plus de poigne que de psychologie. Et quelle satisfaction d'avoir triomphé sans éclats de voix!

Il a la dent dure :

Il est bienvenu qu'un chien ramène le gibier, mais pas à n'importe quel prix. Quand il s'agit d'un chiffon de plumes, on subit la "dent dure": les pièces sévèrement mâchées font piètre figure au tableau et, parfois même, sont impropres à la consommation. Peu de chiens plantent sciemment leurs crocs dans le gibier pour nous déplaire. Les causes de la "dent dure" sont souvent dues à de malheureux concours de circonstance: lièvres blessés ou faisans désailés se défendent encore par des coups de pattes ou d'ergots. Le chien peut serrer plus fort pour y mettre fin et du même coup trouver la viande à son goût.

Initier au rapport avec des cailles d'élevages, dodues à souhait et peu plumées, peut  aussi entraîner cette désagréable habitude.

La jalousie et la concurrence peuvent encore amener le chien a abîmer le gibier en serrant de peur de se faire voler.

Plusieurs méthodes sont d'usage pour atténuer la pression des mâchoires. La plus expéditive est celle des Anciens qui refermaient une pelote de fils de fer barbelés dans une peau de lapin. En serrant fort, le chien se fais sévèrement piquer palais et gencives. La douleur le rend parfois raisonnable.

A moins qu'à l'opposé il ne veuille plus s'y frotter et refus tout nouvel essai, même sur des pièces inoffensives. Il faut rester très prudent, avec ce traitement de choc et ne l'utiliser qu'en dernier recours. Dans le même registre, on citera: l'apportable en bois avec pointes acérées, les deux brosses métalliques clouées dos à dos, enduites de plumes et de miel.

Pour ma part, je préfère la méthode moins traumatisante dite des "lèvres mordues". On intercale un gibier froid ( une perdrix de préférence) entre les lèvres et les crocs du chien. En exerçant une forte pression des deux mains sur le chanfrein et le menton, le chien se mord malgré lui, moment choisi pur hausser la voix avec un "doux" percutant. Deux ou trois séances suffisent pour passer aux travaux pratiques. Après la détonation, le chien se précipite au rapport. Quand il saisit la victime, on scande le "doux" habituel. S'il reste sourd et mâche encore, on reprend la technique des "lèvres mordues". Si, au contraire, il revient avec le gibier indemne, on récompense copieusement.